Le Drap
Ca y est, je suis installé, étendu, bien tiré, défroissé, je suis sur le lit.
Bien bordé, je suis fin prêt à servir, à caresser, être caressé, à réchauffer, être réchauffé, froissé, défait, être roulé, tâché ? Supporter le poids de deux corps enlacés, la vie de drap c'est ça.
Le jour, je suis parfait, la nuit défait, et au matin refait.
Je suis ôté pour me faire prendre un petit bain lavant et déjà je suis remis. mais chut !
Ils arrivent, deux corps s'installent lentement, un corps chaud et doux, c'est celui de la femme, je connais sin anatomie dans les moindres détails.
L'homme se couche, lui parle, ils se rapprochent l'un de l'autre et se chuchotent des mots tendres à l'oreille, j'entends tout, je sais tout, un spectacle auquel j'ai le droit presque tous les soirs et auquel je participe activement.
Ils se caressent, s'embrassent, bougent, gémissent. Je sens le corps de la femme se lever, je devine ses genoux, ses pieds, j'entends gémir, le bas du lit se rapproche du haut et moi je m'enfonce et je suis défait de haut en bas.
Plus un mouvement, c'est fini, le corps a retrouvé sa place, quelques murmures, les coussins sont replacés, ils se glissent tous deux au-dessous de moi, plus un geste, je n'entends plus rien.
Ils dorment.
Bien bordé, je suis fin prêt à servir, à caresser, être caressé, à réchauffer, être réchauffé, froissé, défait, être roulé, tâché ? Supporter le poids de deux corps enlacés, la vie de drap c'est ça.
Le jour, je suis parfait, la nuit défait, et au matin refait.
Je suis ôté pour me faire prendre un petit bain lavant et déjà je suis remis. mais chut !
Ils arrivent, deux corps s'installent lentement, un corps chaud et doux, c'est celui de la femme, je connais sin anatomie dans les moindres détails.
L'homme se couche, lui parle, ils se rapprochent l'un de l'autre et se chuchotent des mots tendres à l'oreille, j'entends tout, je sais tout, un spectacle auquel j'ai le droit presque tous les soirs et auquel je participe activement.
Ils se caressent, s'embrassent, bougent, gémissent. Je sens le corps de la femme se lever, je devine ses genoux, ses pieds, j'entends gémir, le bas du lit se rapproche du haut et moi je m'enfonce et je suis défait de haut en bas.
Plus un mouvement, c'est fini, le corps a retrouvé sa place, quelques murmures, les coussins sont replacés, ils se glissent tous deux au-dessous de moi, plus un geste, je n'entends plus rien.
Ils dorment.
